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Tout savoir sur la mise à la terre

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post published:20/07/2022
  • Post last modified:06/08/2022
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Icone de demande de devis électricien

Pour s’assurer d’avoir chez soi une installation électrique sécurisée, il est primordial de respecter la norme électrique NF C 15-100. Et parmi les nombreux points évoqués dans cette norme, on y retrouve notamment la mise à la terre, devenue obligatoire, et ce depuis 2011.

Si le dispositif ne parle pas forcément à tout le monde, c’est pourtant une étape essentielle. Alors qu’est-ce qu’une mise à la terre ? En quoi cela consiste ? Et comment procéder à la mise en place de ce dispositif ?

Cet article vous aidera sans doute à mieux comprendre le principe de mise à la terre.

Qu’est-ce qu’une mise à la terre ?

touret câble de terre

Définition de la mise à la terre

La mise à la terre désigne le fait de construire une liaison entre le tableau électrique du bâtiment et le sol extérieur. Il s’agit ainsi d’un dispositif qui a pour objectif de protéger les occupants du bâtiment, mais aussi l’installation électrique, puisqu’il permet d’éviter de possibles accidents. On pense ici notamment à l’électrocution ou l’électrisation.

Ce dispositif est présent dans quasiment tous les logements neufs ou ayant été rénovés ces dernières années. En revanche, il est le plus souvent inexistant dans les logements anciens. C’est en effet depuis 1991 que la mise à la terre est devenue obligatoire pour toute installation électrique. Ainsi, si ce n’était pas systématiquement le cas auparavant. Désormais, la mise à la terre de l’habitation est vérifiée dès lors qu’un diagnostic électrique doit être réalisé, dans le cadre d’une vente de bien immobilier par exemple.

Les éléments concernés par la mise à la terre

Comme mentionné précédemment, la mise à la terre permet d’assurer la protection des occupants du bâtiment et l’installation électrique. Pour garantir cette sécurité, voici ci-dessous une liste des éléments concernés par ce dispositif de mise à la terre :

  • Les installations électriques telles que les prises de courant, les interrupteurs ou encore les éclairages ;
  • Les appareils de classe I, notamment des équipements électroménagers, des équipements informatiques ;
  • Mais aussi toutes les canalisations métalliques de chauffage, de gaz ou encore d’eau.

Toutefois, un appareil ou appareillage électrique ne peut être raccordé à la terre que sous certaines conditions. Il faut en premier lieu qu’il soit évidemment équipé d’une prise de terre, c’est-à-dire qu’il y ait sur la prise de courant une fiche mâle, mais une fiche femelle sur la prise à brancher. En second lieu, il faut également que la partie en question du circuit électrique soit dotée d’un fil de terre qui soit branché sur le tableau électrique.

La législation autour de la mise à la terre

Il est important de rappeler que c’est la norme NF C 15-100 qui détaille toutes les règles de sécurité à respecter dans le domaine électrique. Ces règles ont pour but de garantir la sécurité non seulement des occupants du bâtiment, mais aussi de l’installation électrique et de ce qui la compose.

Dans ce cadre, la mise à la terre est maintenant obligatoire pour tous les bâtiments. Ceci, qu’il s’agisse d’une construction neuve ou d’une rénovation (quelle que soit la raison pour laquelle celle-ci est réalisée).

Le principe étant que chaque élément pouvant être considéré comme un conducteur électrique soit mis à la terre, au même titre que l’installation électrique complète du bâtiment.

Comment procéder à une mise à la terre ?

mise à la terre d'un coffret électrique

Les différentes techniques possibles

Pour réaliser une mise à la terre, il existe trois grandes techniques possibles : la méthode à fond de douille, la méthode du piquet de terre, ou la méthode via conducteur en tranchée.

La première, la méthode à fond de douille, consiste à enterrer les conducteurs en provenance du tableau électrique dans la terre. Bien sûr, ce n’est pas aussi simple que ça, puisqu’il faut que l’installation forme une boucle autour du bâtiment, grâce à une tresse faite de cuivre.

Pour la seconde, la méthode du piquet de terre, il s’agit de la technique la plus commune de nos jours. Ici, il s’agit plutôt de rediriger le courant en surplus vers des piquets de terre plantés dans le sol (à 2 mètres de distance les uns des autres). Fabriqués en acier galvanisé, ils mesurent généralement au moins 1,50 mètre.

Et enfin, la dernière méthode est celle via conducteur en tranchée d’alimentation. Dans ce cas, il s’agit d’un câble de terre en partance du tableau électrique qui doit rejoindre un point éloigné préétabli.

Fonctionnement de la mise à la terre

Le principe de la mise à la terre est de dévier le courant électrique vers le sol pour éviter la surcharge dans le cas où il y aurait une fuite de courant depuis un appareil électrique. Ce qui permet d’éviter tout risque d’accident, pouvant par ailleurs s’avérer mortel pour un humain et pouvant altérer de manière sévère une installation électrique.

Par exemple, quand un câble d’alimentation est abîmé et dénudé, il est alors possible que les fils électriques touchent la structure de l’appareil. Ce qui est très dangereux puisqu’il pourrait y avoir un risque d’électrocution dès lors qu’une personne touche l’appareil en question. On voit donc ici l’importance de la mise à la terre : qui permet alors de neutraliser la décharge de courant électrique en la redirigeant directement dans le sol.

Faire appel à un professionnel

Si certaines interventions électriques peuvent être réalisées par un particulier avec des connaissances dans le domaine, il est toutefois largement conseillé de faire appel à un électricien pour une opération de mise à la terre. En effet, un professionnel du secteur reste la personne la plus légitime pour réaliser cette intervention, tout en qualité et en sécurité.

Dans un premier temps, un diagnostic sera réalisé par l’électricien. Il étudiera les caractéristiques du sol, en effectuant notamment des mesures de la terre et de sa résistance (dont l’unité de mesure est l’Ohm). En fonction de ces résultats, le professionnel sera alors en capacité de proposer une solution adaptée. Il pourra par exemple déterminer la longueur du fil de cuivre à enfouir ou le nombre de piquets à installer.

Finalement, la mise à la terre est devenue une obligation depuis 1991, d’autant plus appuyée de nos jours avec les diverses mises à jour de la norme NF C 15-100. Et pour cause, ce dispositif permet de bénéficier en toute sécurité de son installation électrique : en déviant les décharges électriques directement dans le sol. Avec trois méthodes principales, nul doute que chaque bâtiment saura trouver une solution adaptée entre la méthode à fond de douille, celle du piquet de terre ou encore celle via conducteur en tranchée. Bien entendu, faites appel à un professionnel du secteur pour des travaux réalisés en qualité et en sécurité.

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